L’infographie du lundi : avec le temps, va, tout s’en va

C’est lundi, c’est ravioli.

Sur notre blog, le lundi, c’est le jour de l’infographie.

Parce qu’une bonne illustration permet de comprendre des concepts parfois plus difficiles à expliquer avec des mots.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser au meilleur allié de l’investisseur : le temps.

Avec le temps,
avec le temps, va, tout s’en va

 

Détournons les magnifiques paroles de la chanson de Léo Ferré :

Avec le temps,
avec le temps, va, tout s’en va,
même la volatilité.

 

C’est ce que montre une précieuse infographie parue dans le Guide des Marchés, un remarquable document trimestriel de JP Morgan AM, un grand gérant d’actifs américain.

 

 

On y voit la plage de performance annualisée sur différentes durées de détention (1 an, 5 ans glissants, 10 ans glissants et 20 ans glissants) de 3 portefeuilles, de 1950 à 2018.

  1. Un portefeuille composé à 100% d’actions Etats-Unis (« Actions de grandes capitalisations » en gris dans l’infographie)1
  2. Un portefeuille composé à 100% d’obligations (« Obligations » en vert kaki dans l’infographie)2
  3. Un portefeuille composé à 50% d’actions Etats-Unis et à 50% d’obligations (« Portefeuille 50/50 » en bleu ciel dans l’infographie).3

Que constate-t-on ?

Que plus la durée de détention est courte, plus la dispersion entre la moins bonne et la meilleure performance est grande.

Sur toutes les périodes d’un an entre 1950 et 2018, la performance annuelle du portefeuille 100% actions a fait le grand écart entre -43% et +61% (104 points d’écart).

-43%, ça fait mal et ça fait peur.

Si l’on regarde la performance annualisée sur 5 ans de détention, l’écart se resserre : toujours pour le portefeuille 100% actions, on va de -7% à +30% (37 points d’écart).

Sur 10 ans de détention, on va de -3% à +21% (24 points d’écart).

Et sur 20 ans de détention, l’écart se resserre encore : de +4% à +18% (14 points d’écart). Eh oui, sur 20 ans, on n’a jamais perdu d’actions entre 1950 et 2018.4

Même tendance pour les 2 autres portefeuilles : plus la durée de détention s’allonge, plus l’écart entre le meilleure et la pire performance annualisée diminue.

Enfin, c’est le portefeuille actions qui a systématiquement le plus grand écart de performance. Les deux autres portefeuilles ont un comportement assez proche sur 5, 10 et 20 ans.

Si vous investissez en actions avec un horizon d’un an (ce qui est une très mauvaise idée), vous avez donc été confronté à des performances oscillant entre l’exécrable et le sublime.  L’année où votre portefeuille a perdu 43%, il est probable que vous ayez vendu, écoeuré.e pour toujours.

Si vous investissez en actions avec un horizon de cinq ans (ce qui est une meilleure idée, mais reste une durée assez courte), le tableau est moins extrême.

Sur dix ans, c’est encore mieux, et sur vingt ans, c’est franchement bien.

Moralité : les actions, c’est pour le long terme, sauf si vous adorez jouer. Et le long terme, c’est au minimum dix ans.

Car les actions, c’est volatil : un jour ça monte, l’autre ça baisse, certaines années ça perd plus de 40%, d’autres ça gagne plus de 50%. Cette volatilité est le prix à payer pour bénéficier du potentiel de long terme de cette classe d’actifs.

  1. Indice S&P 500 composite.
  2. Indice Strategas Ibbotson composé d’obligations gouvernementales des Etats-Unis et d’obligations de long terme d’entreprises libellées en USD.
  3. 50% Indice S&P 500 composite et 50% Indice Strategas Ibbotson.
  4. La performance passée n’est pas un indicateur fiable des résultats actuels et à venir.

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