L’infographie du lundi : et à la fin, ce sont les actions qui gagnent

Photo Davide Ragusa sur Unsplash

C’est lundi, c’est ravioli.

Sur notre blog, le lundi, c’est le jour de l’infographie.

Parce qu’une bonne illustration permet de comprendre des concepts parfois plus difficiles à expliquer avec des mots.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la performance des actions, des obligations et des liquidités depuis… 1928.

Gary Lineker était un joueur de football anglais. Il a un jour déclaré ceci :

Le football est un jeu très simple : 22 joueurs courent après un ballon pendant 90 minutes, et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent.

 

En matière de placements, pour paraphraser Lineker, à la fin, ce sont les actions qui gagnent.

Les données de cette infographie proviennent du site internet d’Aswath Damodaran, un professeur de finance à la Stern School of Business de l’Université de New York.

Damodaran compile dans une base de données la performance annuelle des actions, des obligations et des liquidités aux Etats-Unis depuis 1928.

Pour les actions, Damodaran utilise l’indice S&P 500, dans sa version dividendes réinvestis.

Pour les obligations, il utilise les obligations du trésor américain à 10 ans.

Et pour les liquidités, il utilise les bons à 3 mois du même trésor américain.

L’infographie ci-dessus permet de visualiser la dispersion des performances annuelles nominales par classe d’actifs entre 1928 et 2019.

En bleu, la performance moyenne, en vert, la meilleure performance annuelle, en rouge, la plus mauvaise.

Pour les actions (stocks), la performance annuelle moyenne est de 9,7%, avec un maximum à 52,6% et un minimum à –43,8%.

Pour les obligations (bonds), la performance annuelle moyenne est de 4,9%, avec un maximum à 32,8% et un minimum à -11,1%.

Pour les liquidités (cash), la performance annuelle moyenne est de 3,4%, avec un maximum à 14% et un minimum à 0%.

Attention, ces performances sont nominales. Pour connaître les performances réelles, c’est-à-dire après inflation, il faut donc en déduire cette dernière (l’inflation), qui a été en moyenne annuelle de 3%.

La performance annuelle moyenne réelle s’est donc établie comme suit pour les 3 classes d’actifs :

On le voit, à la fin de ce très long match (plus de 90 ans), ce sont les actions qui gagnent.

Le prix à payer : des baisses annuelles parfois considérables.

Cette infographie du lundi est extraite d’un post de Ben Carlson, qui a fait les calculs à partir des données de Damodaran.

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