L’infographie du lundi : la planète bourse

Photo Davide Ragusa sur Unsplash

C’est lundi, c’est ravioli.

Sur notre blog, le lundi, c’est le jour de l’infographie.

Parce qu’une bonne illustration permet de comprendre des concepts parfois plus difficiles à expliquer avec des mots.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la planète bourse : de quoi se compose-t-elle donc ?

Pour le découvrir, nous allons nous appuyons sur la composition de l’indice FTSE All World Index, un indice représentatif des marchés d’actions du monde entier développé par la société FTSE Russell1.

Cet indice est composé de plus de 3900 valeurs représentant 90% de l’univers total des actions cotées, dont 78% de grandes capitalisations et 22% de moyennes capitalisations.

Il regroupe les marchés dits développés (25 selon la classification de FTSE Russell, dont la Corée du Sud, que MSCI, un autre fournisseur d’indices, classifie parmi les pays émergents) et émergents (24, séparés en émergents avancés – 10 pays -, et émergents secondaires – 14 pays, dont la Chine).

Dans cet indice, comme dans la plupart des grands indices dominants, le poids de chaque valeur est proportionnel à sa capitalisation boursière. Une société qui vaut 500 milliards de dollars en bourse a ainsi un poids 10 fois supérieur à celui d’une société qui vaut 50 milliards.

Cette approche vise à refléter au mieux la réalité du marché pour l’investisseur souhaitant s’y exposer.

Au 30 septembre, l’indice FTSE All-World Index avait une capitalisation boursière légèrement supérieure à 47 000 milliards de dollars. Les 3 premières valeurs étaient Microsoft (2,23% du total), Apple (2,15%) et Amazon (1,53%). Le secteur de la technologie est le premier dans l’indice, avec un poids de 16,31% du total.

Les données de l’infographie du lundi commentées ci-dessous ont été arrêtées à une date antérieure au 30 septembre, vraisemblablement au 30 août, même si les auteurs de l’article dont l’infographie est extraite ne le précisent pas. Les données varient tous les jours.

Si l’on s’intéresse au poids des pays, on constate l’écrasante domination des Etats-Unis : plus de 55% du total.

Les autres pays sont très loin derrière : le deuxième est le Japon, qui représente 7,5% du total. Suivent le Royaume-Uni (5%), la Chine (3,2%) et le Canada (3%).

La France arrive en sixième position, avec un poids de 2,9%.

Un indice comme le FTSE All-World Index peut servir de point de départ à un investisseur désireux de structurer la poche actions de son portefeuille. Si l’on considère que cet indice reflète l’état des lieux de la planète bourse, alors toute déviation par rapport à sa composition est un pari de la part de l’investisseur.

Il est bien entendu possible de considérer qu’il y a trop d’Etats-Unis et de valeurs technologiques dans cet indice ; ou pas assez de France, surtout pour un investisseur français beaucoup plus familier des valeurs domestiques que des valeurs américaines ou japonaises.

On constate d’ailleurs chez les investisseurs du monde entier une tendance à surpondérer dans leur portefeuille les valeurs de leur propre pays : on a appelé cette tendance le biais domestique.

Une des manières de contrer cette tendance, qui prive l’investisseur domestique du potentiel (et du risque) des valeurs des autres pays (lesquelles pèsent plus de 96% du marché total quand on est un investisseur français), est de construire sa poche actions en partant des poids fournis par un grand indice diversifié.

On peut bien entendu s’en éloigner si on a des convictions fortes, ou si l’on a identifié un gérant actif dont on pense qu’il sera capable de surperformer durablement l’indice ; ou bien se contenter de s’exposer à cet indice via un véhicule indiciel à bas coûts2.

L’infographie du lundi est extraite d’un article de Victor Haghani et James White, de Elm Partners, intitulé Home Biased: A Case for More Indexing.

  1. FTSE Russell est détenue par le London Stock Exchange Group, qui est notamment l’opérateur de la bourse de Londres.
  2. On peut par exemple le faire via l’ETF Vanguard FTSE All-World UCITS ETF (voir ici sa fiche sur le site Quantalys), qui s’achète en bourse et dont les frais de gestion s’élèvent à 0,25%.

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