L’infographie du lundi : le monde selon MSCI

Photo Davide Ragusa sur Unsplash

C’est lundi, c’est ravioli.

Sur notre blog, le lundi, c’est le jour de l’infographie.

Parce qu’une bonne illustration permet de comprendre des concepts parfois plus difficiles à expliquer avec des mots.

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la façon dont un des principaux fournisseurs d’indices actions, MSCI, se représente le monde.

Avec la montée en puissance de la gestion indicielle, qui cherche à répliquer la performance d’un indice là où la gestion active cherche à la battre, l’importance des concepteurs d’indices ne fait que croître.

Les trois principaux acteurs sont FTSE Russell, MSCI et S&P Dow Jones Indices.

MSCI est une société américaine cotée en bourse. Son chiffre d’affaires 2018 s’est élevé à 1,433 milliard de $ (soit environ 1,27 milliard d’€) et son résultat net après impôts à 507 millions de $ (soit environ 450 millions d’€).

Le montant moyen des actifs des ETF actions répliquant les indices MSCI s’est élevé à 757 milliards de $ en 2018 (soit environ 670 milliards d’€).

C’est dire si la vision du monde de MSCI affecte des montants de capitaux considérables.

Pourquoi la « vision du monde » ? Parce que les indices ne tombent pas du ciel, et leur composition dépend des règles que se fixe le concepteur de l’indice ; parce que les indices sont des organismes vivants, qui évoluent dans le temps ; parce que les indices ont vocation à représenter des univers d’investissement auxquels les investisseurs vont choisir de s’exposer.

Quelle est donc la vision du monde de MSCI ?

  • Il existe 23 marchés développés1, qui composent l’indice MSCI World.
  • Il existe 26 marchés émergents, qui composent l’indice MSCI Emerging Markets2.
  • Il existe aussi un espèce de ligue 2 des marchés émergents, les marchés frontières. Au nombre de 21, ils composent l’indice MSCI Frontier Markets.

Enfin, il existe quelques pays ayant une bourse mais ne satisfaisant pas aux critères d’inclusion dans l’un des 3 indices mentionnés ci-dessus : MSCI les appelle les « standalone markets » et ils sont aujourd’hui au nombre de 11.

Les indices MSCI s’emboîtent comme des poupées russes :

  • le MSCI ACWI (All Country World Index) + Frontier Markets Index regroupe les 3 premiers indices mentionnés ci-dessus.
  • le MSCI ACWI regroupe le MSCI World et le MSCI Emerging Markets.
  • le MSCI Emerging Markets and Frontier Markets Index regroupe le MSCI Emerging Markets et le MSCI Frontier Markets Index.

Chaque fournisseur d’indices a sa propre méthodologie. Conséquence, il peut exister des différences de catégorisation pour certains pays importants.

Ainsi, pour MSCI, la Corée du Sud est un marché émergent, alors que FTSE Russell considère qu’il s’agit d’un marché développé.

FTSE Russell segmente les marchés émergents en trois : émergents avancés (« advanced emerging »), émergents secondaires (« secondary emerging », où se trouve la Chine) et marchés frontières (« frontier »).

Il est absolument nécessaire d’analyser en profondeur la méthode de construction et la composition de n’importe quel indice avant de s’y exposer, pour s’assurer d’en avoir bien compris les risques.

Certains indices peuvent en effet être très peu diversifiés : mieux vaut le savoir avant de s’y exposer.

Un produit indiciel, c’est magique de simplicité apparente pour l’investisseur, mais ça requière néanmoins une analyse approfondie.

  1. La France en fait partie.
  2. En novembre 2013, la Grèce est sortie de l’indice des marchés développés et s’est retrouvée dans l’indice des marchés émergents, où elle se trouve toujours aujourd’hui.

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